Bon et mauvais stress : idées reçues

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Contrairement à de nombreuses idées reçues, il n'existe ni bon stress, ni mauvais stress. Cet état qui donne lieu à un déséquilibre de la perception entraîne toujours des conséquences sur la santé des personnes. Pour autant, il existe effectivement deux types de stress  : le stress aigu et le stress chronique. Revenons sur quelques notions essentielles pour prévenir efficacement le stress et préserver la santé des salariés.

Comment définir le stress ?

Comprendre la définition du stress donnée par l’Agence Européenne de Santé Sécurité au Travail comme un « déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ».

Il est possible d'identifier les effets du stress sur la santé physique des individus, appelés « Syndrome Général d’Adaptation », décrite par le professeur Hans Selye en 1935, suivant 3 phases :

  • L’alarme : décharge subite d’adrénaline pour préparer la « fuite ou le combat »
  • La résistance : secrétion d’hormones visant à « tenir », libérer l’énergie nécessaire pour résister à la situation dans le temps, de façon régulée
  • L’épuisement : perte de contrôle de la régulation de ces hormones, dont l’excès puise en continu dans les réserves d’énergie de la personne, et déborde alors ses capacités de résistance, jusqu’à avoir des effets délétères.

Comment identifier les différents types de stress ?

Il est important d'identifier les effets cognitifs, ou intellectuels (troubles de la mémoire, de concentration...) et psychiques, ou émotionnels (angoisses, tristesses, mal-être...) que peuvent également engendrer les situations de stress.

On peut ainsi distinguer les deux types de stress :

  • Le stress aigu, de courte durée, qui déclenchera la phase d’alarme, et peut aller jusqu’à la phase de résistance ;
  • Le stress chronique, qui dure dans le temps, et peut conduire l’individu en phase d’épuisement jusqu’à une dépression grave et des troubles physiologiques majeurs.

Il faut refuser de parler de bon stress, sachant qu’il aura a minima des conséquences physiologiques, et même parfois, si la situation stressante dure dans le temps ou si l’impact de l’agent stressant a été violent, des conséquences psychiques ou cognitives.

Il est également important de retenir qu’en cas de choc psychologique violent, un état de stress « post traumatique » peut s’installer, caractérisé par un ressassement permanent de la situation traumatisante et une difficulté voire une impossibilité à se retrouver dans des situations analogues.

Pour en savoir plus

Pour aller plus loin, n'hésitez pas à consulter le dossier « Stress au Travail » édité par l'INRS.

Idées reçues sur le stress : ce qu’il faut retenir

  • Le stress provient d’un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face.
  • Cet état a des conséquences physiologiques immédiates sur la personne, et peut également avoir des conséquences cognitives (intellectuelles) ou psychiques (émotionnelles).
  • Les deux seuls états de stress dont on peut parler sont le stress aigu ou le stress chronique.
  • La notion de « bon » stress n’a pas de sens, car l’état de stress a toujours des conséquences sur la santé des individus, d’autant plus graves que la situation perdure et/ou que l’agent stressant a été violent.
  • Cette notion de « bon » stress vient d’une confusion due au fait que le stress est une réaction de défense face à toute menace, au sens large du terme, et qu’il nous aide parfois à venir à bout de cette situation. C’est donc l’issue de la situation qui peut être bonne ou mauvaise, et non le stress qu’elle a pu générer.
  • S’il n’y a donc pas de bon stress, il y a par contre une bonne façon d’agir sur le stress, composante majeure des Risques PsychoSociaux (RPS) : en privilégiant la suppression ou, à défaut, la réduction au plus bas niveau possible des sources de stress par des mesures de prévention (prévention primaire).
  • L’écoute des salariés sur la façon dont ils « vivent » leur travail réel sous tous ses aspects : techniques, organisationnels et relationnels. Et l’action sur les difficultés qu’ils pourront ainsi exprimer, dans le cadre d’une démarche participative et pluridisciplinaire, doit être au cœur de la prévention (prévention primaire) du stress, et donc des RPS.

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