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L’outil « Dépollution » ou la méthode du « Je » assertif de T. Gordon Février 2017

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Agnès Parnière, consultante, coach, experte en management et efficacité professionnelle présente un outil qu’elle utilise auprès de ses stagiaires et coachés pour les aider dans leur communication.

L’outil « Dépollution » est très utile pour clarifier une situation, se mettre à l’écoute de soi et discerner ce qu’il est pertinent et efficient de communiquer auprès d’un interlocuteur avec lequel il y a une difficulté de communication.

Il est particulièrement utile en amont d’un DESC (voir newsletter janvier 2017). Il s’agit en effet d’une méthode simple et pragmatique pour mettre à jour les vrais enjeux d’une situation.

« Récemment, je l’ai fait faire à une stagiaire qui était confrontée à un problème de communication avec son manager. La tension était telle qu’ils n’échangeaient plus en face à face et se limitaient à des échanges de mails. Pis, son manager ne semblait plus lire ses mails et il en découlait un véritable blocage qui suscitait chez elle beaucoup d’émotions négatives.

Voici les 5 étapes que je lui ai donc fait faire et qui constituent l’outil « dépollution » :

1Tout ce que l’on se dit 

Mettre par écrit tout ce qui vient à l’esprit au sujet de la situation. Pas de tabou, toutes les émotions doivent être exprimées sans censure.

2Les faits

Retenir tout ce qui est factuel et ne peut être démenti. Si la liste est longue, il est nécessaire de choisir ses combats et de cibler ce qui est le plus important ou ce qui vaut la peine d’être mis en avant.

3Les conséquences

Mettre en évidence les problèmes que cela engendre pour soi, pour les autres, pour l’entreprise. Cela peut être exprimé de la façon suivante : " Cela m’empêche de… ", "Cela oblige X à … ".

4Le ressenti

Exprimer son ressenti permet "d’humaniser" la communication et de la rendre authentique. Il est nécessaire de parler avec "Je" et de ne pas feindre de fausses émotions.

5Le besoin

Exprimer son besoin et le distinguer d’une demande : il s’agit d’être souple sur les modalités de la solution mais ferme sur ce que l’on accepte ou pas.

A l’issue de ces 5 étapes, la stagiaire a pu mieux discerner la situation problématique et identifier les faits sur lesquels elle souhaitait communiquer auprès de son manager. En l’occurrence, il s’agissait de deux propositions d’amélioration d’organisation qu’elle avait faites par mail et qui restaient sans réponse.

Mon observation est que le plus souvent, c’est le choix d’un objectif qui pêche dans ce type de situation. Les stagiaires se lancent souvent dans une liste entière de reproches, liste qui s’apparente à une vraie liste de courses ! Il est contre-productif de courir plusieurs lièvres à la fois. Mieux vaut se limiter à un objectif clair et intelligible pour son interlocuteur, les chances de l’atteindre sont beaucoup plus grandes. A défaut, l’interlocuteur est noyé sous les informations et il n’y a guère de chance d’obtenir un résultat positif. »

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