BLOG / Management

Développer un « management agile » : quelles sont les conditions de succès ?

Le terme « agilité » est en train de trouver sa place dans les entreprises. Séduisant, il évoque la qualité d’un animal comme le dauphin ou le singe qui sont capables de s’adapter, de réagir vite et avec fluidité à leur environnement. C’est en effet dans ce sens que l’agilité trouve sa force dans un monde qui a changé, change constamment et est devenu complexe et incertain.

Développer un « management agile » : quelles sont les conditions de succès ?

 

Le concept d’agilité est né aux Etats Unis dans les années 90, il est le fruit d’un projet de recherche financé par le gouvernement américain afin d’introduire plus de flexibilité dans les entreprises et les aider à mieux réagir face à un environnement de plus en plus en proie à des crises.

Il s’agissait en premier lieu de développer l’amélioration continue du développement applicatif directement issu de l’intelligence collective des équipes qui le pratiquaient. Mais si l’agilité trouve son premier terrain d’application dans l’univers informatique, il irrigue à présent l’ensemble de l’entreprise.

Les fondements de l’agilité en entreprise

Au sein de l’entreprise, les vieux schémas issus d’une organisation pyramidale et propice aux luttes de pouvoir résistent encore. Néanmoins, ils ne sont pas à même de garantir la pérennité de l’entreprise dès lors qu’un changement de paradigme a eu lieu qui s’appuie sur les changements suivants :

  • La montée de la finitude : c’est à dire, la prise de conscience que la croissance illimitée n’existe pas dans un environnement par essence limité
  • La montée de la complexité : un système complexe ne peut être totalement maîtrisé et est imprévisible
  • La montée de l’individualité
  • L’accroissement de l’incertitude
  • L’interdépendance des acteurs

Dès lors, l’agilité s’appuie sur 4 principes fondateurs :

  • Le management par le sens, à même de garantir la cohérence, la pérennité et la mobilisation durables des acteurs
  • L’anticipation pour réduire l’incertitude et la rapidité d’action
  • La coopération, c’est à dire le partage, à l’opposé de la domination, pour aller vers le « satisfait-satisfait »
  • La « justinnovation », c’est à dire « une innovation transparente entre les acteurs, exclusivement créatrice de valeur, éthiquement et écologiquement acceptable »

    Une entreprise agile se reconnaît ainsi à plusieurs critères :

    • une grande anticipation des changements de son environnement
    • la coopération interne et externe qu’elle est capable d’entretenir
    • une offre globale qui intègre objet, service connexe, information, formation, relation…
    • une véritable culture client
    • une vision du changement vécu comme un allié

    Les hommes au cœur de l’agilité

    Dans cette nouvelle équation, la dimension humaine doit l’emporter. Une entreprise agile va nécessairement s’organiser en réseau d’entités autonomes, à taille humaine et l’homme est enfin perçu comme un facteur clé de performance et de différenciation.

    L’entreprise doit dès lors stimuler les compétences de ses collaborateurs, leur savoir-faire, leur esprit d’entreprise par la formation comme par le système d’évaluation. Et cette approche doit être appliquée à tous les niveaux de l’entreprise.

    Dans ce contexte, le rôle du manager doit d’abord s’attacher à deux attitudes principales :

    • Faire partager un sens à tous ses collaborateurs
    • Donner beaucoup de liberté de décision et d’autonomie à chacune des entités

    Sa valeur ajoutée vient plus de la centralisation de l’information et de la coordination des entités.

    Il existe néanmoins un prérequis à une entrée réussie dans l’agilité : un changement de posture. En effet, l’agilité ne se décrète pas, elle passe d’abord par l’adoption de nouveaux comportements agiles qui peuvent se définir ainsi : partage, confiance, responsabilité, hybridation (la conscience que la performance est le résultat de la mixité des profils et des points de vue) et aptitude au changement. Autant de changements qui trouvent en partie leur source chez chacun individuellement.

    Pour aller plus loin : Le manager agile, Agir autrement pour la survie des entreprises de Jérôme Barrand, aux éditions Dunod

     

    Maud CORNET
    Comité de rédaction, ELEGIA





    Préparez votre plan de formation 2019 au regard de la réforme de la formation

    Agréé auprès du ministère du Travail
    pour les informations CE (arrêté n°99-469 du 29/03/99)

    Agréé auprès du Préfet de Région pour
    les formations CHSCT (arrêté n°2003-2254 du 28/10/03)

    Consultants en formations certifiés
    Kirkpatrick four levels°niveau bronze