Il existe dans le milieu de la formation une dichotomie entre la qualité attendue et le temps que nous lui accordons. Nombres de formations sont trop chargées en contenu et laissent alors peu de place à la créativité pédagogique. C’est dans ce contexte que j’écris cette supplique pour avoir le temps de mettre en place des techniques pédagogiques efficaces en salle.  

Spoiler alert ! Non il n’est pas possible d’appréhender un bloc de compétences entier en une journée ! L’apprentissage nécessite, dans la majorité des cas, une réflexivité sur ses pratiques, un temps d’assimilation et de compréhension du sujet pour être efficace de retour sur le poste de travail.

En homoeconomicus rationnel, je conçois tout à fait que transformer un stage de 1 jour en stage de 2 jours représente un coût non négligeable sur le budget du plan de formation. Cependant une journée de formation qui ne sert à rien sera toujours plus coûteuse qu’un stage de deux jours efficace. Et, le but de la formation n’est-il pas de développer les compétences de ceux qui en bénéficient dans le but d’être plus compétent sur leurs postes de travail ?

Deux possibilités s’offrent alors à nous :

La première, plus simple à mettre en place mais plus coûteuse, serait d’allonger les stages de formations. Souvent « bourrés » de contenus.

En proposant des stages plus longs les équipes de conception pédagogique pourrait alors mettre en place une stratégie pédagogique cohérente pour un meilleur ancrage des connaissances. Laisser la possibilité d’une certaine créativité pédagogique pour les équipes de concepteurs permettrait aussi des temps plus long pour travailler sur les problématiques des apprenants… Un premier pas vers l’individualisation, le saint Graal des équipes pédagogiques.

La deuxième possibilité serait de réduire les temps de présentiel pour proposer des dispositifs multimodaux. Cependant, il faut savoir être raisonné par rapport à la multimodalité. Tout n’est pas digitalisable ! Alors que l’acquisition de connaissances est parfaitement compatible, l’acquisition de savoir-faire ou de postures sont plus complexes à assimiler en soloformation. De ce fait, proposer des capsules en amont permettrait de « libérer de la place » en présentiel pour travailler sur l’acquisition de savoir-faire et de savoir-être.

Alors que les recherches sur l’investissement se multiplient prenons le virage de l’investissement humain. Non l’argent de la formation n’est pas de l’argent perdu, c’est un réel investissement qui se doit d’être pris en compte à niveau stratégique des organisations.

 

Paul-Augustin DENNERY, ingénieur pédagogique chez ELEGIA Formation

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